515 jours, 17 mois...

Publié le par Christian

  17 mois déjà... Je pense à tous ces gens qui, pour nous réconforter, un jour nous ont dit:  "ça va passer, ça ira mieux avec le temps..." etc, etc... Aucun d'entre eux ne pouvait savoir qu'à ce moment là, nous faisions semblant de croire à cet énorme mensonge. Nous aurions voulu y croire, mais... Non, rien ne passe, rien n'atténue notre souffrance, même si parfois on peut observer de la joie dans notre comportement, ce n'est qu'illusion, c'est juste par pudeur qu'on ne pleure pas tout le temps. C'est par respect pour les autres qu'on ne se plaint pas sans arrêt, mais dès qu'un de nous se retrouve seul, tout revient. Je revis tous les jours ce terrible samedi matin... et tous les matins qui ont suivi. C'est de plus en plus difficile, la douleur, là, au fond du coeur, est de plus en plus forte. Une envie de crier, de hurler... Cette déchirure irréparable... Tous ces souvenirs de notre vie en compagnie de notre petit ange, tous ces souvenirs sans lendemain, sans futur, sans projet... Il ne nous reste rien d'autre que des photos et ce sentiment d'avoir rêvé...

  Notre façon de voir les choses a considérablement changé, nous aussi, avant, nous avions toujours quelque chose de travers, des matins grincheux, des petites contrariétés qui nous empoisonnaient la vie. C'était avant, quand nous étions heureux sans le savoir, quand la vie nous souriait, quand tout allait bien... Avant.

  Si vous dormez mal la nuit à cause de vos enfants, vous avez de la chance, souriez le matin, vous ne savez pas à quel point vous ètes heureux. Si un de vos enfants à de mauvaises notes, ce n'est pas grave, rien n'est grave tant que la vie illumine son visage. Si un de ses jouets est cassé, tant mieux, ça prouve qu'il s'en est servi. Chez nous, les jouets sont neufs...

  La vie, l'amour, la joie... rien de plus, vous n'avez besoin de rien d'autre.

Une question à été posée par quelqu'un que j'aime très fort: "Comment faire comprendre aux gens qu'ils sont indispensables à votre vie?"

Je crois avoir une réponse toute simple: Il faut le dire, l'écrire, le crier.

Moi, je n'ai pas toujours su le faire, il n'est jamais trop tard.

Aurélia, Stéphanie, Christophe, Anaïs, Cameron, mes enfants chéris, vous êtes indispensables à ma vie, je vous aime... 

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Publié dans Humeur

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